Le blog d\'IronJeff

NUTRITION

Alors voici.

J'ai décidé d'éliminer / réduire drastiquement ma consommation de viande et de produits animaux.

(Je vous laisse le temps de vous relever et de vous rasseoir confortablement sur votre chaise). Non, mon blog n'a pas été piraté, je suis l'auteur de cette phrase-choc.

Comment ça?

Pour plusieurs raisons que je vais énumérer ci-après, mais la démarche a commencé en regardant le documentaire La face cachée de la viande à TVA (merci à Jimmy pour le flag), qui m'a ensuite poussé à faire quelques recherches dont les conclusions m'ont convaincu d'éliminer les produits animaux de mon assiette.

Je n'ai pas l'intention de dresser un inventaire exhaustif mais je vais quand même mettre quelques liens vers des sources d'information externes.

Un bon résumé se trouve sur le site viande.info mais voici quand même mes motivations:

 

ÉTHIQUE

L'exploitation industrielle des animaux a totalement éliminé le lien entre l'humain et l'animal. La balance des avantages est clairement en défaveur des animaux. On est loin de la chasse occasionnelle d'un animal qui a vécu toute sa vie dans la nature et qui meurt d'une façon similaire à celle qu'il aurait vécue s'il avait été mangé par une meute de loups.

On ne pense plus à l'animal quand on voit un paquet de viande bien découpée dans son emballage. On a tout fait pour que le consommateur voit une substance et non un morceau d'un être vivant doté de cinq sens et qui aurait probablement préféré vivre une autre vie. Et en tant que consommateur, on préfère ne pas se poser de question et supposer que tout est parfait.

Les images d'abattoirs sont pénibles à regarder: castration sans anesthésie des porcelets, poussins mâles jetés vifs dans un broyeur, bêtes faisant la file pour se faire tuer et éviscérer, etc. Comme l'indique PETA, si les abattoirs avaient des murs de verre, personne ne mangerait de la viande.

Les oeufs? Pas tellement mieux. Fromage? Production locale SVP.

Les charcuteries? Poules pondeuses dont la vie utile est terminée. Steak haché? Vaches laitières (celles à qui on a retiré leur veau après quelques jours) dont la vie utile est terminée.

J'ai aussi un peu de misère avec le fait que les animaux grossissent 2 fois plus vite en 2013 avec des aliments qui ont peu à voir avec leur alimentation normale, incluant des farines animales pour des animaux herbivores.

Pour votre info:

 

Discussion intéressante (document radio) sur l'éthique végétarienne.

 

//www.meat.org/

 

Petite intro par Paul McCartney

 

Le film Earthlings. Même si je trouve certains arguments douteux et je ne suis pas d'accord avec l'ensemble du propos, il reste que c'est un documentaire extrêmement intéressant. La version est en anglais (narration par Joaquim Phoenix) avec sous-titres français. Pour votre info, Georges Laraque est devenu végétalien en regardant ce film et il en a assuré la doublure française.

 

Ceci dit, j'ai quand même confiance que la plupart des fermes biologiques locales élèvent leurs animaux dans de bonnes conditions.

 

ENVIRONNEMENT

La production de viande requiert près de 10 kg de végétaux pour produire 1kg. Si tous les habitants de la planète décident d'en consommer autant que nous, les terres agricoles ne suffiront plus. Pourquoi ne pas manger directement les végétaux, c'est beaucoup plus efficace.

Le blog de Benoît Girouard, agronome, est très éloquent à cet effet.

 

SANTÉ

La consommation de viande n'est pas requise pour vivre sainement. Plusieurs athlètes de haut niveau sont végétariens, incluant Dave Scott, champion du monde Ironman à 6 reprises, Scott Jurek, ultramarathonien d'élite (oui, quand on est un athlète d'endurance de haut niveau et qu'on est végétarien, on s'appelle Scott), Rich Roll, un autre ultramarathonien d'élite et bien d'autres. Pour vous donner une idée, cette blogueuse est devenue végétarienne après la lecture du livre de Jurek. J'ai acheté les biographies de Jurek et Roll suite à une recommandation d'un autre athlète végétarien, je vais vous en donner des nouvelles sous peu.

Plusieurs problèmes de santé sont associés à la consommation excessive de viande et c'est amplement documenté dans la littérature. D'ailleurs, biologiquement, l'être humain est plutôt conçu pour manger des graines, fruits et noix, et non de la viande.

C'est sans compter les différents risques sanitaires: Maladie de la vache folle, présence de traces de médicaments, contamination au E.Coli.

Aussi, la viande étant un morceau de cadavre (sans euphémisme) il faut prendre plusieurs précautions pour pouvoir en consommer: chaîne du froid, cuisson, faible durée de conservation, etc. Pas mal de trouble quand on y pense.

Ah oui, il ne suffit pas de manger sans viande, il faut quand même faire attention à plein d'autres chose, voyez la présentation suivante faite par Yoni Freedhoff, médecin spécialisé en obésité:

 

ÉCONOMIE

Les protéines végétales les plus chères sont plus économiques que les protéines animales les moins chères. Idem pour les menus végétariens au resto.

 

LES RÈGLES:

C'est bien beau tout ça mais comment faire en pratique? Tel que mentionné plus haut, je vise l'élimination mais en pratique c'est à peu près impossible, notamment à cause de la Règle Numéro 1.

 

RÈGLE 1: Pas d'intégrisme

Mon choix est personnel et je ne l'impose à personne et surtout pas à ma famille qui m'a toujours connu comme un mangeur de viande. Je vais donc continuer à cuisiner et consommer de la viande à la maison lors des repas en famille. Si je suis reçu chez la famille ou des amis, je vais manger avec enthousiasme les plats qu'ils auront préparés avec tout leur coeur. Je suis quand même un être civilisé et poli. Cependant je vais maximiser la quantité de fruits/légumes/céréales/légumineuses et consommer la portion minimale socialement acceptable de viande. Je promets de ne pas faire de prosélytisme.

 

ARBRE DÉCISIONNEL:

Mon choix alimentaire se fait dorénavant dans cet ordre:

Priorité aux produits 100% végétaux.

Si impossible, OK pour du fromage.

Si impossible, OK pour des oeufs. (Sauf des oeufs durs, pas capable!).

Si impossible, OK pour des fruits de mer.

Si impossible, OK pour du poisson.

Si impossible, OK pour toute autre viande. Charcuterie en dernier recours.

Suivant la règle 1, je ne me laisserai pas mourir de faim.

Dans tous les cas, maximisation de la quantité de végétaux et minimisation de la quantité de produits animaux. Et lors de la consommation de viande, j'ai une petite pensée pour l'animal qui a probablement vécu une vie de misère pour me permettre ce repas. En suivant ces règles, j'ai l'impression de mieux respecter le "design" de l'être humain.

Lorsque je vais acheter de la viande, priorité à la viande de qualité supérieure et d'élevage local ou au gibier.

 

LA MISE EN PRATIQUE

C'est bien beau tout ça, mais pour un gars qui n'a jamais vraiment trippé fruits et légumes, ce n'est pas évident. Exit les déjeuners 2 oeufs-bacon-saucisse-steak-jambon. Exit le gros steak sur le charbon de bois. Exit les ailes de poulet.

Bienvenue quinoa, lentilles, tofu, arachides et autres hummus. J'en conviens, ce n'est pas nécessairement facile, mais quand je mange un repas 100% végétarien, je pense à toutes les raisons susmentionnées et je trouve ça instantanément meilleur! J'ai cependant confiance qu'à la longue, je vais trouver pleine satisfaction à la consommation de tous ces produits santé.



13/01/2013
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