Le blog d'IronJeff

2010-12-11 Trahison, humour.

Ouais, j'ai été pas mal trahi par le matériel cette semaine.

 

Il n'y a rien de pire que d'être trahi par le matériel. Quand on contre-performe par manque d'entraînement ou de motivation, on n'a que soi à blâmer. Quand c'est le matériel qui nous trahit, c'est enrageant.

 

J'ai été trahi deux fois cette semaine.

 

Première fois:

Entraînement d'intervalles courts mercredi matin.

Ça partait déjà mal: La veille j'étais allé nager, et avec l'appétit gargantuesque qui accompagne chacun de mes entraînements de nage, j'avais eu l'excellente idée (me semblait-il alors) d'aller me taper un délicieux trio Double Big Mac chez McDonald's.

Mettons que j'ai mal dormi. Mettons que j'étais déshydraté en me levant. Mettons que j'avais les jambes molles. (Je ne recommencerai plus jaaaaaaamais jamais.)

Mon réveil n'a pas sonné.

Je finis par me motiver à me lever, je m'habille et je sors.

Il fait moins mille dehors avec des vents de 635 km/h. Bon, peut-être -12C avec des vents de 15-20 km/h. Je m'installe dehors avec le Blackberry en mode miCoach GPS et j'attends que la musique décolle pendant qu'il cherche les satellites.

Pas de musique. Problème software. C'est d'ailleurs pour ça que le réveil n'a pas sonné (J'utilise mon Blackberry à toutes les sauces, voyez-vous). Il faut donc enlever la batterie et attendre deux longues minutes que le système se reboote.

Une fois que c'est fait, je recommence l'attente pour le GPS. Au bout de 5-6 longues minutes (immobile, exposé au vent), il finit par trouver les satellites. Je pars illico.

Arrivé à l'endroit où la voix synthétique me dit habituellement DISTANCE - UN KILOMÈTRE - DURÉE - CINQ MINUTES TRENTE QUATRE SECONDES ou quelque chose du genre, rien. Pas un mot. Nada.

Je sors l'objet de ma poche pour me rendre compte qu'aucune distance n'est affichée. SHIT!!! J'ai oublié de le décoller. Mais non, le chrono est OK. Ça veut donc dire que le GPS ne capte rien. Une chance que mes entraînements sont programmés par temps et non par distance. Je continue ma route, esquivant en chemin quelques automobilistes trop occupés à texter, à programmer leur GPS et à manger au lieu de regarder devant eux.

Je me renverse le pied une fois ou deux sur le bord de la route.

Je vous le dis, cet entraînement était maudit dès le départ.

Rendu aux intervalles (30 secondes sprints, 60 secondes jog, 7 fois), le coach synthétique me colle deux sprints d'affilée, sans jog. Cochonnerie. J'enrage.

Le retour se passe pas si mal. Je mesure le trajet sur Google Maps pour mon logbook.

C'était la trahison numéro un.

 

Remarquez que ce n'était pas la première fois que je me faisais trahir par un GPS. Lors du marathon d'Ottawa, en 2009, mon Garmin 205 avait perdu le signal 2 minutes avant le départ. Au moins, c'était le cas pour tout le monde: plusieurs centaines de personne ont levé le bras vers le ciel, souhaitant ardement que leur GPS retrouve les satellites avant le coup de canon (tout le monde sait bien qu'en levant le bras et en réduisant d'environ 0.75m la distance entre le récepteur et le satellite situé à plusieurs milliers de kilomètres, la réception augmente d'au moins 1000%). La faute au satellite, finalement. Toujours est-il que j'ai subi plusieurs erreurs de lectures lors des premiers kilomètres. Je n'ai plus jamais réutilisé de GPS en compétition. Maintenant j'y vais seulement au cardio.

 

On s'écarte.

 

Deuxième trahison.

 

Vendredi matin, je suis top shape. Je me lève à 5h30, de bonne humeur, prêt pour un 63 minutes sur le tapis roulant, dont 8.5 km à 5 minutes les km. Au bout de 2 minutes, le tapis perd le courant. Normal, la femme de ménage est passée hier, et en époussetant, elle accroche toujours le fil, qui se détache avec les vibrations. Ça fait toujours ça le vendredi matin. Je rebranche et je recommence à partir de zéro. Au bout de 15 minutes, clac. Plus rien. Stoppé net. J'enrage. Je débranche les fils, je touche à tous les boutons. L'affichage s'éteint puis affiche E1. Il ne se passe plus rien. Ivre de colère, je donne quelques coups de pieds à l'engin. Impossible de finir cet entraînement dehors, je suis déjà tout mouillé et il fait -20C. Je remonte, je prends une douche, j'apporte tout mon stock pour m'entraîner et je file au bureau avec un feeling de coït interrompu.

 

J'ai finalement fait mon 12km dehors, dans le froid et le vent. Ça endurcit le caractère. Au moins j'ai pu constater que j'ai un excellent pacing car sur les 8.5 km que je devais faire à 5 minutes au km, j'ai fait des splits de 4'53, 4'55, 5'03, 4'51, 5'06, 5'01, 4'59, 4'57, le tout sans jamais regarder le GPS. Je m'épate moi-même.

Le problème du tapis roulant était finalement probablement juste un charge statique accumulée ou quelque chose du genre qui a fait bugger le software. En débranchant le fil et en le laissant reposer toute la nuit, ça semble avoir réglé le problème.

 

J'ai fait 55 minutes sans problème ce matin.

Un excellent entraînement d'ailleurs: 136 BPM de moyenne (pour une vitesse de 10.7 km/h sur le tapis roulant, avec 5 accélérations à 16 km/h et récupérations de 2 minutes). Mes fréquences cardiaques diminuent lentement mais sûrement (de même que ma masse corporelle, qui suit une tendance légèrement à la baisse).

 

Je vous laisse sur cet excellent vidéo qui circule depuis quelques jours sur Facebook et sur la blogosphère (The Dude et Jean Luc l'ont publié plus tôt cette semaine).

 

C'est généré avec un genre de programme qui transforme du texte en vidéo/audio de façon automatique. La monotonie du discours permet de mettre l'emphase sur le contenu.

 

 

Noter que le gars oublie de mentionner à la fille qu'on a aussi l'opportunité de payer le double du prix pour s'inscrire lorsque la course est sold-out. Ce que j'ai fait.

 

But I will be an Ironman.

 

 

De retour demain pour le résumé de la semaine.

 

 



11/12/2010
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